ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Ce documentaire revient sur ce jour historique où les Islandaises ont fait grève pour démontrer que rien ne peut fonctionner sans elles, paralysant le pays.
Aujourd’hui, l’Islande est considérée comme l’un des endroits du monde les plus favorables aux femmes. Pourtant, si les Islandaises représentent plus de 45 % des effectifs du Parlement, faisant de l’île une championne en matière d’égalité des genres, elles n’ont pas échappé à la tutelle du patriarcat. Dans les années 1970, il a fallu l’audace, l’énergie et la détermination de quelques militantes féministes pour balayer les stéréotypes machistes valorisant la figure de la femme au foyer, heureuse dans sa maison flambant neuve, fière de ses enfants et de la réussite de son époux.
A celle qui rêve d’être capitaine de navire, on rétorque : « Mais ma chérie, ce n’est pas possible, tu es une fille ! » A l’agricultrice qui manie le tracteur et travaille aux champs, on explique que seules les veuves ont le droit d’adhérer au syndicat agricole. Dans les bureaux de la banque nationale, leur situation n’est pas plus reluisante : les employées forment les hommes qui vont devenir leurs patrons, sans espoir de promotion. Dans la presse, elles sont dactylos quand les hommes occupent les postes de journalistes…
« Un mari n’était même pas censé savoir faire du café », résume l’une des militantes du mouvement qui va revendiquer « l’égalité, ni plus ni moins » à l’occasion du 1er mai 1970 sur le modèle du mouvement féministe des Bas rouges danois. Les jeunes Islandaises ne veulent pas une place dans le système de pouvoir, elles veulent juste le transformer.
Alors, lorsque l’ONU décrète que 1975 sera l’« Année internationale de la femme », elles se demandent comment prouver qu’elles sont indispensables à la marche du pays. En appelant leurs concitoyennes de tous bords politiques à faire grève pendant une journée entière, elles entendent démontrer que rien ne peut fonctionner sans elles.
Le 24 octobre 1975, l’Islande est paralysée. A Reykjavik, des milliers de femmes affluent comme une coulée de lave sur la place centrale, « toutes ensemble, si nombreuses et souriantes », se souvient l’une d’elles. Plus rien ne sera comme avant, même s’il faut veiller à ce que les traces laissées par ces femmes ne disparaissent pas sous la neige.
Anne Sogno (Le nouvel Obs)
Ciné Débat
samedi 10 octobre à 10h00
Ciné Débat animé par Oriane Savouré-Lucas, en présence de Bérangère Soyer, Fondatrice de le fondation VENUSIAN
Réservation obligatoire ici
Formule ciné seul : 3€.
Formule ciné + apéro-débat : 10€
Séance organisée par le Comité local World with Women Angers
PAS DE BILLETTERIE 400 COUPS
ISLANDE – UN JOUR SANS FEMMES
de Pamela Hogan
Documentaire
Islande · 2024 · 1h11
En 1975, pour réclamer l’égalité entre les sexes, des féministes islandaises lancent un appel à la grève qui sera suivi… par 90 % des femmes du pays. Cinquante ans plus tard, celles qui l’ont vécue relatent cette joyeuse journée historique, restée unique au monde par son ampleur.
A PROPOS
Ce documentaire revient sur ce jour historique où les Islandaises ont fait grève pour démontrer que rien ne peut fonctionner sans elles, paralysant le pays.
Aujourd’hui, l’Islande est considérée comme l’un des endroits du monde les plus favorables aux femmes. Pourtant, si les Islandaises représentent plus de 45 % des effectifs du Parlement, faisant de l’île une championne en matière d’égalité des genres, elles n’ont pas échappé à la tutelle du patriarcat. Dans les années 1970, il a fallu l’audace, l’énergie et la détermination de quelques militantes féministes pour balayer les stéréotypes machistes valorisant la figure de la femme au foyer, heureuse dans sa maison flambant neuve, fière de ses enfants et de la réussite de son époux.
A celle qui rêve d’être capitaine de navire, on rétorque : « Mais ma chérie, ce n’est pas possible, tu es une fille ! » A l’agricultrice qui manie le tracteur et travaille aux champs, on explique que seules les veuves ont le droit d’adhérer au syndicat agricole. Dans les bureaux de la banque nationale, leur situation n’est pas plus reluisante : les employées forment les hommes qui vont devenir leurs patrons, sans espoir de promotion. Dans la presse, elles sont dactylos quand les hommes occupent les postes de journalistes…
« Un mari n’était même pas censé savoir faire du café », résume l’une des militantes du mouvement qui va revendiquer « l’égalité, ni plus ni moins » à l’occasion du 1er mai 1970 sur le modèle du mouvement féministe des Bas rouges danois. Les jeunes Islandaises ne veulent pas une place dans le système de pouvoir, elles veulent juste le transformer.
Alors, lorsque l’ONU décrète que 1975 sera l’« Année internationale de la femme », elles se demandent comment prouver qu’elles sont indispensables à la marche du pays. En appelant leurs concitoyennes de tous bords politiques à faire grève pendant une journée entière, elles entendent démontrer que rien ne peut fonctionner sans elles.
Le 24 octobre 1975, l’Islande est paralysée. A Reykjavik, des milliers de femmes affluent comme une coulée de lave sur la place centrale, « toutes ensemble, si nombreuses et souriantes », se souvient l’une d’elles. Plus rien ne sera comme avant, même s’il faut veiller à ce que les traces laissées par ces femmes ne disparaissent pas sous la neige.
Anne Sogno (Le nouvel Obs)

